Meta investit dans l’infrastructure IA, mais pourrait licencier 20% de ses équipes Meta maintient le cap sur l’IA avec des investissements massifs dans l’infrastructure et les puces MTIA, tout en envisageant des licenciements importants. Meta pourrait licencier jusqu'à 20 % de ses effectifs alors qu'elle poursuit une expansion massive de son infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle.
Meta pourrait licencier jusqu'à 20 % de ses effectifs alors qu'elle poursuit une expansion massive de son infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle. Selon des informations relayées par Reuters, l'entreprise viserait environ 16 000 suppressions sur un effectif total de 79 000 employés. Cette perspective s’inscrit dans un contexte où les investissements dans l’IA restent au cœur de la stratégie du groupe.
Une orientation forte vers l'infrastructure dédiée à l'IA
Meta accélère ses investissements dans le hardware et l’infrastructure pour soutenir l’IA générative. Le 17 mars, Nebius a annoncé avoir signé un contrat d’environ 27 milliards de dollars avec Meta pour couvrir datacenters, serveurs et GPU sur les cinq prochaines années. Par ailleurs, le groupe a dévoilé le développement de quatre nouvelles puces MTIA (Meta Training and Inference Accelerator), conçues pour accélérer l’entraînement et l’inférence des grands modèles, et produites depuis 2023 pour une utilisation sur les deux prochaines années.
Cette orientation s’inscrit dans une vision plus vaste : à l’été 2025, Mark Zuckerberg évoquait des « centaines de milliards de dollars » investis dans l’IA, que ce soit pour le développement interne ou pour l’exploitation de centres de données dédiés et le recrutement de talents spécialisés.
Ce que pourraient impliquer les licenciements et le contexte sectoriel
Parallèlement à ces investissements, des licenciements massifs se dessinent dans le secteur numérique. Des cadres de Meta indiquent que le plan pourrait débuter dès ce mois de mars, et que sa confirmation ferait du mouvement l’un des plus importants depuis la pandémie. Pour mémoire, Meta a déjà procédé à des coupes significatives : 11 000 postes en novembre 2022, puis 10 000 personnes en mars 2023, et 1 500 collaborateurs du secteur Reality Labs au début de 2026.
Cette dynamique ne se limite pas à Meta : dans le même temps, des géants du secteur ont aussi annoncé des compressions. Atlassian a par exemple indiqué se séparer de 10 % de ses effectifs, suivi par Block qui a annoncé fin février une réduction de 40 % de ses 10 000 employés.
- Impact potentiel : réduction d’effectifs qui toucherait surtout des postes opérationnels et techniques liés à l’IA et à l’infrastructure.
- Contexte sectoriel : d’autres acteurs du numérique révisent leurs coûts en parallèle des investissements en IA.
Pour terminer
Cette évolution illustre une tension entre l’ambition de Meta dans l’IA et la réalité économique des coûts humains. Les investissements restent massifs et les incertitudes sur l’emploi persistent : il faudra attendre des annonces officielles pour mesurer l’impact exact et le calendrier des mesures.