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Intelligence Artificielle
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Taylor Swift protège voix et image contre les clones IA par des marques

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Taylor Swift protège voix et image contre les clones IA par des marques Taylor Swift dépose des marques pour protéger sa voix et son image face à l’IA générative et aux clones, une étape clé du droit des marques dans l’art.

Dans un virage juridique inédit, marques sonores et image IA pourraient devenir un nouvel outil pour protéger les artistes face à l’IA générative. Taylor Swift a déposé le 24 avril auprès de l’USPTO plusieurs marques couvrant à la fois sa voix et son image, selon les documents publics de l’agence américaine des brevets et des marques. Deux des dépôts visent des extraits sonores, et une photographie précise illustre sa présence publique. Cette approche vient compléter les mécanismes de droit d’auteur et de droit à l’image pour encadrer les utilisations de sa voix et de son apparence par des systèmes d’IA.

Des marques sonores et image IA : le choix audacieux de Swift

Les dépôts concernent deux phrases prononcées par l’artiste, respectivement « Hey, it’s Taylor Swift » et « Hey, it’s Taylor ». Le troisième dépôt porte sur une image détaillée où Swift apparaît avec une guitare rose, une sangle noire, une combinaison irisée et des bottes argentées. L’objectif est de créer une ancre juridique qui autorise ou refuse des usages basés sur sa voix et son apparence. Des marques de type « sonore » existent déjà dans d’autres domaines, comme le carillon de la BBC ou le mot-symbole de Netflix « tudum », mais il s’agit ici d’un cas appliqué à une personnalité humaine.

  • Voix : deux extraits verbaux déposés comme marque.
  • Image : une photographie précise de l’artiste comme marque déposée.

Ce que cela implique et quelles limites à ce stade

Ces dépôts répondent à une lacune du cadre actuel : l’IA générative peut produire des contenus « à la manière de » sans copier un fichier protégé, ce qui rend difficile la protection par le droit d’auteur. Le droit des marques peut dans certains cas viser la ressemblance trompeuse et l’usage non autorisé de l’image ou de la voix dans des produits ou services. Toutefois, aucune décision judiciaire n’a encore testé ce mécanisme pour des voix ou des apparences humaines, ce qui laisse place à des incertitudes et à des défis transfrontaliers.

L’exemple de McConaughey est éclairant : l’acteur a obtenu huit marques ce début d’année couvrant des clips et des extraits de sa voix, afin d’encadrer l’utilisation commerciale de son image. Pour ses partisans, cette démarche pourrait pousser les plateformes à exiger le consentement et l’attribution pour tout usage de voix ou d’apparence d’une célébrité généré par IA. Pour les détracteurs, il s’agit d’un terrain juridique encore inexploré et potentiellement coûteux à faire respecter.

Dans le même temps, l’ANSSI a averti que les deepfakes restent difficiles à détecter, ce qui renforce l’intérêt de mécanismes préventifs comme les marques.

Pour terminer

Si l’approche s’avère viable, les plateformes d’IA pourraient être amenées à adopter des règles plus strictes et à accélérer les injonctions lorsque l’usage d’une voix ou d’une image sans consentement est détecté. Le droit des marques pourrait alors s’étendre au-delà des champs d’application traditionnels, mais il faudra attendre les décisions des tribunaux et l’harmonisation internationale pour en mesurer l’efficacité.

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