Révisions d’IA Grammarly : quand l’imitation d’auteurs fait débat Grammarly teste des révisions d’IA prétendument signées par des figures littéraires et scientifiques, posant des questions d’éthique et de consentement.
Avec révisions d’IA Grammarly désormais disponibles, l’assistant d’écriture propose des « révisions expertes » supposées émaner de personnalités réelles. Next a repéré des noms comme Annie Ernaux, Delphine de Vigan et Valérie Masson-Delmotte, mais plusieurs figures des milieux littéraire, scientifique et médiatique indiquent ne pas avoir donné leur accord pour l’usage de leur nom.
Une fonctionnalité qui pose question sur l’éthique et le fonctionnement
Grammarly, connu comme outil de relecture orthographique et grammaticale, a pris une nouvelle identité en octobre en se faisant appeler « Superhuman ». L’objectif évoqué par le PDG Shishir Mehrotra était d’aligner l’évolution de ses services avec l’intégration croissante de l’IA générative. L’outil d’aide à l’écriture conserve néanmoins son nom, même si la société s’entoure d’un branding qui souligne l’essor des IA.
La fonction née récemment, baptisée Expert review, est accessible aux abonnés payants et propose des noms d’auteurs, chercheurs ou journalistes réels pour fournir leurs avis afin d’améliorer le texte en cours. L’idée est d’offrir des conseils qui s’appuient sur des voix authentiques afin d’étoffer les suggestions d’édition.
Comment ça marche et quelles références sont testées
Dans nos essais effectués en français et en anglais, l’outil suggère des relectures qui semblent provenir de figures telles que et , connues pour leurs travaux sur l’intelligence artificielle. Sur des extraits de fiction, la machine propose des reprises attribuées à des autrices comme , ou . D’autres suggestions évoquent les travaux de chercheuses telles que , , ou la journaliste .
Limites, contexte et ce qu’on peut vraiment en dire
Cette utilisation de noms réels pour guider des suggestions d’édition soulève des questions d’éthique et de consentement. Certaines des personnes citées affirment ne pas avoir donné leur accord, ce qui complique l’interprétation des propositions générées et met en lumière les limites actuelles de l’outil. En pratique, Expert review demeure une fonction expérimentale destinée à tester les frontières entre assistance à l’écriture et imitation de voix réelles.
Pour terminer
Grammarly ouvre une porte qui mêle aide à l’écriture et simulation de voix d’auteurs connus. L’avenir dira comment les utilisateurs réagiront et quelles garanties seront apportées concernant l’utilisation de noms réels dans ce type de contexte.