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Intelligence Artificielle
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Prisma Media et l’IA : 40% d’articles et 50% de journalistes touchés

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Prisma Media et l’IA : 40% d’articles et 50% de journalistes touchés Prisma Media utilise l’IA générative à grande échelle, avec 40% d’articles et une implication forte des journalistes, tout en gérant des départs et des questions de qualité.

Dans Prisma Media, l’IA générative s’est imposée comme un levier majeur de transformation. L’objectif affiché est d’assister les rédactions et d’augmenter la cadence de publication, avec des chiffres qui alimentent le débat sur l’avenir du métier. Les sources évoquent jusqu’à 40% d’articles produits par IA et une implication importante des journalistes dans des projets automatisés, selon les périodes et les documents internes relayés par la presse.

Des formations massives et des premiers résultats

Depuis 2024, le groupe a formé l’ensemble des 400 journalistes à l’IA, prévoyant d’y consacrer une part notable de son budget formation — autour de 20% à l’époque. Parallèlement, Prisma Media a annoncé des départs importants, avec près d’une centaine de postes supprimés et une perspective de 200 à 250 départs supplémentaires en fin d’année 2025, soit près de 30% des effectifs restants après les réorganisations.

Des projets reposant sur l’IA ont été lancés: rédaction automatique de textes, production de podcasts avec voix clonée, chatbot pour répondre aux lecteurs, etc. En 2025, Marianne indique que 2 062 articles ont été réalisés avec l’aide de l’IA, soit 40% de la production du groupe.

  • Journalistes formés : 400
  • Part du budget formation dédiée à l’IA : 20%
  • Part des contenus générés par IA : environ 40% en 2025

La stratégie et les réserves

La direction décrit une approche en trois temps: Former, Encadrer, Tester. Elle affirme que l’IA reste un outil — non un substitut — et que les sujets « froids » continuent d’être traités avec l’expertise humaine pour encadrer la pré-écriture et vérifier les sources.

Après deux vagues de départ et des ruptures conventionnelles, Prisma Media évoque un troisième plan de départ massif, entre 200 et 250 postes, sur un effectif un peu supérieur à 700 salariés, soit près de 30% des effectifs. Des responsables syndicaux rappellent que l’usage actuel de l’IA s’inscrit dans un contexte de réduction des coûts et de réorganisation du travail.

Les critiques soulignent que l’IA générative peut s’accompagner d’erreurs et de contenus peu fiables lorsque le contrôle humain est insuffisant. Le cycle d’expérimentation est présenté comme nécessaire, mais la question persiste: jusqu’où peut-on pousser l’automatisation sans nuire à la qualité et à la transparence?

Contexte et limites — ce qu’on ne sait pas encore

Des faits tangibles posent aussi problème: certaines rubriques ont été automatisées, et des pratiques contestables ont été évoquées, comme la création de profils fictifs pour augmenter la production sur certains sites. Des chiffres internes relayés par la presse indiquent qu’en 2025, 2 062 articles ont été générés par IA, représentant 40% de la production, et que des contenus issus de sources variées ont été publiés sans contrôle suffisant dans certains cas.

Au-delà des chiffres, le débat porte sur l’impact réel sur les métiers et sur la confiance des lecteurs. Des voix internes s’inquiètent: sans contenu humain, les IA risquent d’être génératives mais dégénératives si le recours n’est pas maîtrisé et transparent.

Pour terminer

La trajectoire de Prisma Media illustre le dilemme du secteur: l’IA générative peut accélérer la cadence et augmenter l’échelle de production, mais elle met aussi en évidence les risques liés à la qualité, à l’éthique et à l’emploi. Les prochains mois diront si les formations, les cadres et les garde-fous suffisent à préserver l’exigence journalistique tout en permettant d’explorer les bénéfices potentiels de l’IA dans le journalisme.

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