Oracle prévoit des licenciements massifs pour financer ses datacenters Oracle envisage des licenciements massifs pour financer ses datacenters et ses projets d’IA, dans un contexte de financement plus prudent. Oracle envisagerait des licenciements massifs pour financer ses datacenters et accélérer son expansion dans l’intelligence artificielle, selon Bloomberg et CIO.
Oracle envisagerait des licenciements massifs pour financer ses datacenters et accélérer son expansion dans l’intelligence artificielle, selon Bloomberg et CIO. L’entreprise aurait d’ores et déjà gelé certaines offres dans son département cloud et étudierait chaque ouverture de poste, ce qui ralentit le recrutement. En mai 2025, ses effectifs mondiaux s’élevaient à environ 162 000 personnes et les projections évoquent une réduction de 20 000 à 30 000 postes pour générer 8 à 10 milliards de dollars.
Des licenciements massifs pour financer les datacenters et l’IA
La perspective de suppressions massives est liée à un rapport de TD Cowen relayé par CIO fin janvier, estimant qu’Oracle viserait entre 20 000 et 30 000 suppressions pour dégager 8 à 10 milliards de dollars de trésorerie. Par ailleurs, Oracle envisagerait de se séparer de Cerner, acquise en 2022 pour 28,3 milliards de dollars, afin de recentrer ses activités sur le cloud et l’IA et de libérer des ressources d’investissement.
Contexte de financement et réaction des marchés
Cette stratégie s’inscrit dans un contexte où des banques américaines se montrent plus hésitantes pour financer les centres de données. TD Cowen estime qu’Oracle aurait besoin d’environ 156 milliards de dollars pour mener à bien ses projets d’infrastructure, et les prêteurs ont commencé à réclamer des primes d’intérêt plus élevées, rendant le financement plus coûteux.
Pour faire face, Oracle a déjà levé 58 milliards de dollars sur le marché obligataire et explore désormais des mécanismes plus originaux. L’entreprise a notamment commencé à demander 40 % d’acompte à ses nouveaux clients pour participer au financement de l’infrastructure et étudie des accords BYOC (Bring Your Own Chip): les clients apporteraient leur propre matériel, ce qui allégerait le coût total pour Oracle.
Autrement dit, où en est Cerner et pourquoi maintenant
La possible vente de Cerner souligne une logique de recentrage sur les capacités cloud et IA, tout en atténuant l’empreinte opérationnelle globale de l’enseigne. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où les financements externes restent coûteux et où les investisseurs privilégient les projets avec un retour sur investissement clair et rapide.
Pour terminer
La question centrale est de savoir si Oracle pourra transformer ces choix difficiles en capacités durables pour ses datacenters et ses projets d’IA sans déstabiliser trop lourdement ses équipes ni ses clients. Les mois à venir diront si ces plans audacieux se traduiront par une accélération de l’infrastructure ou par une contraction plus soutenue des effectifs.