Anthropic teste la suppression de Claude Code dans Claude Pro Anthropic teste temporairement la suppression de Claude Code pour des abonnés Pro face à une demande record et des limites de calcul. Anthropic fait face à un afflux important d'utilisateurs de Claude Code, son outil d'IA axé sur la génération de code.
Anthropic fait face à un afflux important d'utilisateurs de Claude Code, son outil d'IA axé sur la génération de code. La croissance est telle que la société évoque des capacités de calcul sous tension et a mené des tests de restriction, allant jusqu'à retirer Claude Code de la formule Pro pour certains abonnés.
Contexte : une croissance rapide et des limites techniques
Les revenus liés à Claude Code alimentent une dynamique remarquable: l'annualisation est estimée au-delà de 30 milliards de dollars, ce qui attire l'attention des investisseurs et entretient les spéculations autour d'une introduction en bourse cette année. Cette poussée s'accompagne d'une pression accrue sur les centres de calcul et sur l'approvisionnement en composants, dans un contexte de chaîne d'approvisionnement tendue.
Face à ces défis, Anthropic a commencé à ajuster l'accès à ses services pour maîtriser la demande, en particulier pour Claude Code qui est très prisé par les développeurs et les prosumers. L'objectif affiché est de limiter l'usage pendant les périodes de pointe et de redistribuer les capacités de calcul sans rompre l'ensemble des offres.
Le test et les résultats
La dernière expérimentation a touché une partie des nouveaux abonnés: l'accès à Claude Code a été retiré pour la formule Pro, au profit de la formule Max qui démarre à 100 dollars par mois. Pour utiliser le générateur de code, il faut donc migrer vers Max. Les abonnés historiques n'ont pas été affectés par ce test temporaire.
Selon Amol Avasare, responsable de la croissance chez Anthropic, ce n'est pas une mesure définitive mais un test ciblé sur environ 2% des nouveaux inscrits. La liste des fonctions de Claude Pro est revenue à la normale après ce test, et l'équipe précise qu'elle avertira les utilisateurs à l'avance en cas de changement futur.
Ce qui change et pourquoi
Au lancement de la formule Max l’année dernière, Claude Code n’était pas inclus et Cowork n’existait pas; avec Opus 4, l’usage a fortement progressé. Les agents IA restant actifs sur des quotas plus élevés ont accentué la charge sur l'infrastructure, poussant Anthropic à réviser les règles d’utilisation.
Concrètement, l’entreprise envisage plusieurs leviers pour partager les capacités de calcul: plafonds d’utilisation hebdomadaire, limites durant les heures de pointe et bascule vers l’API pour les services tiers. Le modèle Opus 4.7 est d’ores et déjà plus gourmand en tokens, ce qui alimente les discussions autour d’un éventuel ajustement tarifaire pour les offres futures.
Pour terminer
Cette démarche illustre les tensions entre forte demande d'IA et contraintes d'infrastructure. Anthropic doit trouver un équilibre entre accessibilité des outils comme Claude Code et coût opérationnel croissant. Les mesures de restriction semblent pour l’instant limitées à des tests et à une petite portion des abonnés, mais elles laissent aussi entrevoir des évolutions probables des offres et des prix dans les mois à venir.
- Capacité et coût : les centres de calcul et les composants restent le principal frein à la croissance.
- Offres et tarification : des ajustements tarifaires pourraient accompagner de futures restrictions.
- Évolution produit : l’intégration de Claude Code dans Opus 4.7 modifie les usages et les flux de travail.