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Hardware
3 min de lecture

Sipersmechatronics : impression 3D multifilament DIY

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Sipersmechatronics : impression 3D multifilament DIY Analyse du projet Sipersmechatronics qui permet d’imprimer plusieurs filaments sur une même imprimante 3D sans électronique additionnelle.

Dans l’univers de l’impression 3d multifilament diy, Sipersmechatronics propose un concept audacieux: ajouter des modules imprimés en 3D qui permettent d’utiliser plusieurs filaments sur une imprimante sans ajouter d’électronique ni moteur supplémentaire. Piloté par un passionné, le projet se concentre sur des composants purement passifs, imprimés à domicile et intégrés à la tête existante.

Comment fonctionne exactement Sipersmechatronics ?

Le concept repose sur des supports de filaments qui prennent en charge chacun un matériau et l’acheminent jusqu’à la buse. Au lieu d’ajouter des moteurs, le système exploite le moteur d’extrusion existant. En retirant l’élément de façade qui sert de décor, l’ensemble intègre un engrenage qui permet de transmettre le mouvement et de faire tourner une courroie reliant le filament à un tube d’acheminement.

Le processus prévoit que, pour changer de filament, l’imprimante s’arrête, rétracte le filament et remonte la tête sous un module de gestion du matériau. Un engrenage annexe, fixé au châssis, reçoit alors le mouvement et pousse ou tire le filament via un tube dédié. Tout se fait sans moteur supplémentaire, uniquement par pilotage du mouvement existant de l’extrudeur. Le défi: composer une séquence de mouvements et le nombre de tours d’extrudeur nécessaires pour chaque sens.

Ce que promet Sipersmechatronics en termes de matériaux et de modularité

La solution vise initialement la gestion de 4 filaments par défaut, extensible à 8 filaments avec des tubes dédiés. L’ensemble est imprimé en 3D, à l’exception des tubes en PFE qui guident les filaments et qui devront être achetés séparément. Le corps et les engrenages sont en PLA, la courroie est en TPU souple.

Le système reste totalement réversible: il ne modifie pas l’usage habituel de l’imprimante et peut être retiré pour un SAV. Le pilotage s’effectue dans Bambu Studio, le logiciel de découpe des imprimantes Bambu Lab, mais nécessite des réglages précis pour prendre en compte les mouvements additionnels des têtes et des filaments.

Contexte et limites: ce qui est encore à évaluer

Pour l’instant, seules les Bambu Lab A1 sont concernées, avec une A1 Mini en cours de finalisation. Le projet prévoit la mise à disposition d’un dossier payant contenant documentation, code, générateur de code et fichiers à imprimer. En pratique, la complexité logicielle et mécanique est importante: les mouvements et engrenages multipliés risquent d’impacter les temps d’impression et les déchets de purge. L’idée pourrait néanmoins évoluer avec l’intégration potentielle de modules AMS, ouvrant davantage de matériaux et coloris.

Pour terminer

En dépit des défis, l’approche est intéressante: elle montre qu’une imprimante peut être poussée sans électronique additionnelle pour diversifier les matériaux. Reste à voir l’efficacité réelle et les performances sur longs runs, mais le concept mérite d’être suivi pour ses implications sur le hardware de l’impression et la gestion des filaments.

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