Rabbit lance le project cyberdeck : netbook et vibe coding Le project cyberdeck est un concept de netbook visant à piloter des IA distantes, sans produit concret pour l'heure. Le project cyberdeck de Rabbit n'existe pas encore sous forme de produit commercial.
Le project cyberdeck de Rabbit n'existe pas encore sous forme de produit commercial. Le concept est là, mais le « project cyberdeck » reste une image 3D et un discours destiné à attirer des investisseurs.
Son objectif est de proposer un netbook « basique » capable de piloter des IA distantes via prompts, ce qu'on appelle couramment un terminal. L'idée est de permettre d'accéder à des IA comme Claude Code en mobilité, sans dépendre d'un ordinateur puissant localement.
Un concept en quête de réalité
Pour l'instant, le projet est une phase de design et de communication. Le PDG de Rabbit, Jesse Lyu, a cherché à capitaliser sur le mouvement autour du vibe coding et de l'IA générative pour attirer des investisseurs, plutôt que sur une solution prête à l'emploi.
Le rapprochement avec des anciens netbooks s'appuie sur des références comme le Sony VAIO Picturebook et le GPD Pocket. Rabbit décrit le projet comme un mélange entre un netbook et une console portable, muni d'un écran et d'un clavier, et doté de plusieurs ports USB-C pour étendre les possibilités d'affichage et de périphériques.
Aspect technique et contraintes
Sur le plan technique, le cœur du projet est encore à l'étude. La promesse est d'utiliser une puce ARM dont les performances seraient proches de celles d'un Raspberry Pi 5, avec environ 16 Go de mémoire vive. L'objectif est d'éviter une IA embarquée lourde et de privilégier une solution décentralisée capable de dialoguer avec des IA distantes.
La machine viserait néanmoins une expérience fluide lors de l'utilisation d'outils associés à RabbitOS, tout en restant limitée par le budget et l'autonomie. L'équipe réfléchit notamment à un clavier « 40 % » et à une dalle OLED de 7 pouces, avec un rafraîchissement élevé (165 Hz) et une luminosité de 815 nits. Ces caractéristiques pourraient peser sur l'autonomie dans une machine compacte.
Ce que cela signifie pour le marché
À ce stade, le project cyberdeck est surtout une promesse et un sujet de conversation dans les milieux tech. Le fondateur affirme que l'équipe pourrait accélérer le développement une fois les choix calés, mais cela passe par un financement participatif et une structuration technique plus claire. Les critiques rappellent que le marché des netbooks a connu son âge d'or et qu'un accessoire ou un terminal risque de rester marginal si l'usage principal demeure celui du smartphone ou d'un PC portable.
Le project cyberdeck est aujourd'hui davantage une démonstration d'intention qu'un produit fiable sur le marché.
Pour que le concept tienne, il faudrait proposer un vrai netbook sous Linux : un processeur abordable, une mémoire et un stockage évolutifs, un écran et un clavier harmonisés, et une distribution localisée. Sans cela, le produit risque de ne devenir qu'un souvenir dans le chapitre des gadgets IA prometteurs.
Pour terminer
Reste à voir si Rabbit tiendra son calendrier et si les composants choisis seront en mesure de faire tourner des IA distantes sans dépasser le budget utilisateur. En attendant, le « project cyberdeck » continue de nourrir le scepticisme — et peut-être aussi l’espoir d’un vrai netbook réinventé, demain.