0 : GPD dévoile un nouveau MiniPC GPD mise sur MCIO et USB4 V2. 0 avec deux dispositifs, mais l’avenir grand public de ce format demeure incertain. Le MCIO, format issu du monde professionnel, refait parler de lui avec GPD qui annonce deux produits : un MiniPC baptisé GPD Box et un dock graphique, le GPD G2.
Le MCIO, format issu du monde professionnel, refait parler de lui avec GPD qui annonce deux produits : un MiniPC baptisé GPD Box et un dock graphique, le GPD G2. L’objectif est d’offrir une connectique PCIe étendue et une latence maîtrisée, tout cela en restant marginal face à l’offre grand public.
Pour GPD, garder une avance technique est une manière d’éveiller l’intérêt sans affronter une concurrence féroce. Le MCIO cherche à résoudre les limites du format précédent comme l’OCuLink et se tourner vers un usage plus proche du quotidien, mais il demeure complexe et coûteux, réservé à des usages spécifiques.
MCIO et USB4 V2.0 : deux solutions liées à un MiniPC
Le GPD Box est présenté comme une minimachine sous Intel Panther Lake, équipée d’un connecteur MCIO 8i. Le format permet d’agréger huit canaux PCIe 5.0 pour une bande passante théorique de 128 GT/s, suffisant pour piloter une carte graphique externe avec peu de perte. GPD évoque toutefois une perte « 2% » sur les GPUs les plus gourmands, une estimation à prendre avec prudence mais révélant un potentiel réel.
La même approche est associée à un port USB4 V2.0 capable de 160 Gbps en bidirectionnel, un débit davantage pérenne et susceptible de se généraliser sur des machines haut de gamme dès 2027. Dans ce cadre, le MCIO 8i est pensé pour relier des composants haute performance, notamment des GPUs, en dehors d’un boîtier classique.
Le GPD G2 et le dock : une complémentarité nécessaire
Le MCIO n’est pas pensé pour le grand public sans accessoire dédié. Le GPD G2 prend la forme d’un dock graphique qui exploite la même connectique et apporte des éléments essentiels : port USB4, Power Delivery 3.0 à 100 watts, et un emplacement M.2 NVMe PCIe — probablement en format 2280 — pour stocker un SSD système ou cache. Le dock intègre également un Ethernet Gigabit et deux ports USB 3.2 Type‑A, facilitant l’interfaçage des périphériques.
Une nappe MCIO de serveur complète l’installation, renforçant la bande passante et la flexibilité opérationnelle, mais le format reste marginal et coûteux. L’intérêt pratique dépend fortement de l’écosystème et du coût des puces MCIO, généralement plus élevé que celui des solutions grand public habituelles.
Contexte et limites du MCIO pour le grand public
Le MCIO 8i est techniquement séduisant, mais il faut rester lucide. Son coût et sa connectique dédiée en font un choix peu accessible, et son adoption dépendra d’un marché et d’un prix qui restent incertains. Même si le hot‑swap est possible, le potentiel est limité par une compatibilité PCIe qui peut aller jusqu’au PCIe 6.0, un standard encore peu répandu dans le grand public.
Des acteurs complémentaires tentent aussi le coup. Par exemple, TOPC annonce un MiniPC en MCIO — le TA255 — équipé d’un processeur AMD Hawk Point et de 16 à 24 Go de mémoire, avec des prix élevés et une connectivité PCIe limitée au PCIe 4.0, ce qui bride les débits par rapport à ce que propose le MCIO 8i.
Au final, cette arrivée de solutions MCIO semble dépendre du contexte. Elle peut enfermer l’utilisateur dans un format spécialisé et son avenir n’est pas garanti. L’USB4 V2.0, promis comme standard plus universel, pourrait accélérer l’adoption et, à terme, remettre en cause des formats comme le MCIO sur les machines grand public dès 2027.
Sans détails précis sur les puces MCIO utilisées, on voit surtout une étape où des composants autrefois destinés aux professionnels pourraient connaître une seconde vie dans le marché grand public — au moins comme sujet d’observation et d’expérimentation.
Source : Notebookcheck