Décret sur la sécurité des ascenseurs et fin de la 2G/3G/xDSL Le décret 2026-166 sécurise les ascenseurs face à l’arrêt des réseaux 2G/3G/xDSL avec des vérifications et migrations obligatoires.
Le décret 2026-166 du 4 mars, publié au Journal officiel, vise à garantir la sécurité des ascenseurs face à l’arrêt des réseaux 2G, 3G et xDSL. Cette réforme, première étape d’un vaste mouvement de migration des systèmes d’alarme et de communication, s’impose alors que la fin des anciennes générations de réseaux se précise.
Ce que prévoit le décret pour les ascenseurs
Le texte s’adresse aux propriétaires et installateurs d’ascenseurs, ainsi qu’aux entreprises d’entretien et aux contrôleurs techniques. Il détaille des obligations minimales, notamment une visite de surveillance toutes les six semaines pour vérifier le fonctionnement de l’installation et effectuer les réglages nécessaires.
À partir du 1er avril 2026, s’ajoute la vérification toutes les six semaines du bon fonctionnement des moyens d’alerte et de communication avec un service d’intervention.
« Environ 30 % des ascenseurs utilisent encore des lignes filaires et 20 % fonctionnent en 3G », souligne une estimation citée dans le cadre du dossier de migration.
Par ailleurs, le propriétaire doit être informé par le prestataire, par lettre recommandée avec avis de réception, lorsque les systèmes d’alerte fonctionnent via le réseau téléphonique commuté ou via des réseaux mobiles anciens, et lorsque des travaux de mise à niveau sont nécessaires. Tant que ces travaux ne sont pas réalisés, l’alerte doit être renouvelée tous les six mois par le prestataire.
Contrôle technique renforcé et nouvelles obligations
Conformément à l’article R134-11, le propriétaire d’un ascenseur doit faire réaliser tous les cinq ans un contrôle technique. À compter du 15 mai 2026, de nouvelles obligations s’ajoutent pour vérifier que l’installation dispose des dispositifs permettant d’atteindre les objectifs de sécurité et que les moyens d’alerte et de communication restent compatibles avec des systèmes autres que le RTC ou la 3G.
Migration et état du parc d’ascenseurs
Le processus de migration est largement engagé. Selon le spécialiste des ascenseurs Kone, environ 30 % du parc utilise encore des lignes filaires et 20 % fonctionnent en 3G. L’article rappelle que la fin des réseaux anciens concerne aussi les systèmes d’alarme, les équipements de santé connectés et d’autres secteurs.
Calendrier et périmètre des arrêts
Dans les détails, Orange prévoit des coupures de 2G dès avril 2026 par vagues régionales, avec une disparition totale fin 2026 en France métropolitaine. Bouygues Telecom et SFR prévoient des échéances similaires; Free Mobile s’appuie sur l’itinérance avec Orange, et a déjà fermé la 2G sur son réseau.
Pour la 3G, Orange et SFR visent fin 2028, Bouygues fin 2029. Free a déjà fermé sa 3G.
« La 2G sera définitivement arrêtée dans le reste de la France métropolitaine fin 2026 », peut-on lire dans les annonces des opérateurs.
Chiffres et contexte
Selon l’Arcep, 2,66 millions de terminaux utilisaient encore la 2G fin 2025, et 5,61 millions exploitaient des combinaisons 2G/3G, dont 2,62 millions de cartes SIM utilisées pour des usages voix/SMS/internet.
Concernant le cuivre (ADSL), Orange accélère les fermetures commerciales, visant 20 millions de logements. La phase technique et les coupures d’abonnement se poursuivront jusqu’à fin 2030.
Pour terminer
La migration des réseaux et le basculement des systèmes d’alerme exigent une adaptation rapide des acteurs. Le décret fixe un cadre concret, mais reste à observer la mise en œuvre terrain et les aides disponibles pour les propriétaires et les opérateurs.