CPU-Z corrige la détection après l’affaire Chuwi CPU-Z 2. 19 introduit une vérification croisée du PNS pour mieux identifier les puces réelles et réduire les contrefaçons liées aux faux Ryzen. CPU-Z passe à la version 2.
CPU-Z passe à la version 2.19 et met en œuvre un contrôle plus strict de l’identification du processeur. Cet outil de diagnostic, qui scrute aussi la carte mère, la mémoire et le chipset graphique, s’est récemment retrouvé au cœur d’une polémique autour de faux processeurs Ryzen dans des appareils Chuwi.
CPU-Z 2.19 : un correctif qui vérifie ce qui est réellement dans la machine
Avant la mise à jour, le système lisait le PNS — Processor Name String — via le BIOS et interprétait ensuite une référence potentiellement falsifiée. Sur des modèles Chuwi, CPU-Z pouvait lire Ryzen 7 7430U alors que le BIOS annonçait Ryzen 5500U. Cette différence venait d’un traducteur du BIOS qui transmettait une étiquette différente à l’OS, alors que les chiffres restants se recoupaient.
Avec la version 2.19, CPU-Z vérifie désormais directement le PNS, puis recoupe l’information à partir de la puce réelle, affichant le nom tel que signalé par la puce et celui tiré du BIOS si les deux ne coïncident pas. Cela rend les anomalies plus visibles et évite que l’utilisateur n’achète une machine sous une identité trompeuse.
Ce qui change et ce que cela permet
Concrètement, sur des appareils comme le Ninkear A15 Pro, la nouvelle version montre deux valeurs d’identification: celle fournie par la puce elle-même et celle rapportée par le BIOS. Dans l’exemple, la puce est identifiée comme Ryzen 5 5500U par l’interface et comme Ryzen 7 5500U par le BIOS. Ce dernier point montre que l’étiquette n’est pas nécessairement fiable. CPU-Z peut désormais afficher les deux valeurs et signaler les incohérences.
- Vérification croisée : le logiciel compare les résultats fournis par la puce et le BIOS pour révéler toute incohérence.
- Visibilité accrue : les utilisateurs peuvent repérer les puces qui n’annoncent pas leur identité réelle sans ouvrir l’ordinateur.
Contexte et limites
Le contexte AMD et Ryzen reste complexe. L’exemple du Ryzen 5 7430U illustre une particularité : le code de référence indique une architecture Zen 3 et une révision précise, mais un chiffre peut suggérer une autre catégorie. Certains constructeurs auraient exploité cette discordance pour brouiller les pistes. Notebookcheck a documenté les mécanismes et les limites de ces identifications.
Pour terminer
Cette évolution de CPU-Z renforce le contrôle logiciel des composants et met en lumière une pratique qui peut tromper les acheteurs. Mais la vigilance doit rester de mise: même avec 2.19, certaines divergences entre le matériel et l’étiquette restent possibles et dépendent aussi du fabricant et de la manière dont le BIOS expose les données.