Pegasus : audition des cofondateurs de NSO par la justice française Audition des cofondateurs de NSO dans l’enquête Pegasus par la justice française. La justice française poursuit son enquête sur Pegasus, le logiciel d’espionnage développé par NSO Group, en auditionnant deux de ses cofondateurs.
La justice française poursuit son enquête sur Pegasus, le logiciel d’espionnage développé par NSO Group, en auditionnant deux de ses cofondateurs. L’affaire, née des révélations du Pegasus Project en 2021, porte sur la surveillance présumée de téléphones portables en France et sur le fonctionnement des éditeurs de logiciels de surveillance.
Auditions et contexte procédural
Shalev Hulio, ancien PDG, a été entendu le 29 janvier par le juge en charge de l’affaire, et Omri Lavie, cofondateur, a été auditionné en février. Les deux fondateurs ont quitté NSO Group. Si l’entreprise affirme ne pas disposer des données directement des clients, elle reconnaît pouvoir accéder à certains logs et suspendre l’accès en cas de violation des conditions d’utilisation. Ces échanges alimentent l’examen des mécanismes de responsabilité autour de Pegasus et sur leurs limites.
Les auditions s’inscrivent dans un cadre où des éléments juridiques et techniques, tels que les logs et les données potentiellement exfiltrées, sont scrutés par les autorités.
- Auditions : Hulio et Lavie entendus et placés sous le statut de témoins assistés.
- Documentation : une note de la DGSE sur NSO et Pegasus résume les connaissances et les cibles potentielles.
- Portée procédurale : la plainte publique et les acteurs civils continuent d’alimenter le dossier.
Contexte et cadre officiel
Une note datée de novembre 2022, émanant de la Direction générale de la sécurité extérieure, résume les connaissances sur NSO et sur Pegasus. Le document indique que NSO, et potentiellement Israël, seraient au fait des pays visés par les clients et qu’il est fortement probable qu’ils connaissent les téléphones ciblés et les données qui pourraient être exfiltrées.
En France, 23 plaignants, parmi lesquels des personnalités publiques et des journalistes, ont déposé plainte. L’avocat d’Omri Lavie a soutenu qu’aucune personnalité française n’avait été espionnée par Pegasus, écartant ainsi certaines accusations évoquées par des médias.
Les deux co-fondateurs ont été placés sous le statut de témoins assistés. Pour les parties civiles, cette évolution est considérée comme une avancée, même si le dossier n’est pas clos et que d’autres décisions restent possibles.
Ce que cela révèle et les zones d’ombre
Cette affaire met en lumière des questions sensibles autour de la transparence des éditeurs et de la coopération internationale dans l’usage d’outils d’espionnage. Si des éléments concrets sur les usages et les mécanismes de paiement restent peu clairs, l’enquête pourrait encore évoluer, notamment sur le rôle d’Israël et les implications pour les clients et les pays ciblés.
Pour terminer
La suite dépendra de la coopération entre les autorités et des évolutions du dossier, mais l’enjeu demeure: clarifier les responsabilités liées à Pegasus et assurer une meilleure compréhension publique des pratiques entourant l’espionnage numérique.