Bruxelles intègre l'ODF dans sa consultation CRA Bruxelles ajoute un modèle ODS à sa consultation CRA pour favoriser l’interopérabilité des formats de documents. La Commission européenne est confrontée à des enjeux d’interopérabilité des formats de documents.
La Commission européenne est confrontée à des enjeux d’interopérabilité des formats de documents. Bruxelles a ajouté une version ODF (OpenDocument Format) du modèle de contribution à sa consultation sur le Cyber Resilience Act (CRA), en parallèle des modèles XLSX et PDF.
Une étape concrète vers l’interopérabilité dans la consultation CRA
La Document Foundation, qui pilote LibreOffice, s’est félicitée mardi 10 mars d’avoir obtenu gain de cause en 24 heures auprès de la Commission européenne, ce qui permet l’ajout d’un modèle ODS dans le cadre de la consultation.
Selon l’organisation, l’objectif est d’ouvrir les échanges et d’éviter les complexités inutiles liées aux formats propriétaires. Elle pointe notamment le rôle d’OOXML, standard ISO, mais avec des implémentations propres chez Microsoft, qui compliquent l’interopérabilité.
« À tous ceux qui persistent à considérer OOXML comme une norme du simple fait de son approbation par l’ISO, et à tous les logiciels qui prennent en charge OOXML en l’utilisant comme format par défaut, nous vous rappelons que vous allez à l’encontre non seulement de vos propres intérêts, mais aussi de ceux de tous les citoyens du monde, et en premier lieu des citoyens européens. »
Contexte et portée de l’effort d’interopérabilité
Le CRA vise à harmoniser les exigences de cybersécurité pour les produits et services numériques. La Document Foundation a résumé ses arguments dans sa demande déposée auprès de la DG Connect, la direction générale de la Commission chargée de la consultation.
Depuis 2025, l’ODF a fêté ses 20 ans, et LibreOffice est un acteur clé du mouvement. L’ODF est déjà utilisé comme format par défaut dans certaines organisations, dont l’OTAN, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud; en France, le référentiel général d’interopérabilité préconise aussi l’ODF.
Les fichiers de la consultation comportent désormais une version ODS du modèle de contribution — un pas symbolique, mais pas suffisant pour garantir une adoption généralisée à court terme. L’enjeu demeure la capacité des administrations et des développeurs à soutenir des formats ouverts dans un écosystème dominé par les formats propriétaires.
Pour terminer
Le dossier demeure en mouvement: une avancée technique qui interroge la place des formats ouverts dans l’action publique européenne et le degré d’interopérabilité réellement atteint à court terme.