connect : le bouton de connexion sans mot de passe des banques françaises Analyse de b. connect, le bouton de connexion sans mot de passe des banques françaises, et ses enjeux entre souveraineté numérique et dépendance technologique.
b.connect est un système de connexion sans mot de passe lancé par des banques françaises, gratuit pour les utilisateurs mais payant pour les enseignes qui l’adoptent. Le dispositif vante la souveraineté numérique et l’indépendance technologique, tout en s’appuyant sur des services Google. Après l’avoir testé, voici ce qu’il faut retenir sur le fonctionnement et les enjeux.
Comment fonctionne b.connect et qui est derrière
Le projet réunit cinq banques françaises – BNP Paribas, Groupe BPCE, Groupe Crédit Agricole LCL, Crédit Mutuel et CIC via Euro-Information – avec Société Générale dans le cadre d’un effort baptisé « unis pour la souveraineté numérique ». Après une bêta-test lancée il y a quelques mois, le service poursuit son déploiement avec 15 enseignes partenaires et une seizième arrivée récemment, Viapresse via Vialife. Concrètement, l’inscription et l’authentification passent par l’application bancaire des banques concernées.
À ce stade, certaines filiales en ligne ne sont pas automatiquement compatibles. Par exemple, Boursorama appartient à la Société Générale et n’est pas encore compatible, tandis que Hello bank!, l’offre banque en ligne de BNP Paribas, est référencée.
- Origine et partenaires : cinq banques partenaires et leurs enseignes associées via le programme b.connect.
- État du déploiement : bêta il y a quatre mois; 15 partenaires et une 16ᵉ arrivée récemment.
- Compatibilité : certaines filiales en ligne ne sont pas immédiatement prises en charge.
Ce que promet b.connect et ce que cela coûte
La promesse est claire : une connexion « sécurisée et sans mot de passe ». Le service affirme une exécution et un hébergement « entièrement en France ». Toutefois, la gratuité vise uniquement les utilisateurs; les enseignes qui adoptent b.connect doivent payer pour l’utilisation du service.
Concrètement, pour utiliser b.connect, il faut être client d’une des banques partenaires et l’inscription se fait via l’application bancaire. Les filiales en ligne ne sont pas automatiquement pris en charge et nécessitent une intégration côté commerçant.
- Pour les utilisateurs : connexion simplifiée sans mot de passe et sans coût direct, à condition d’être client d’une banque partenaire.
- Pour les enseignes : coût d’usage du service (modèle payant).
Souveraineté numérique et dépendance technologique
Les promoteurs présentent b.connect comme un pas vers l’indépendance technologique et l’autonomie numérique. Le dispositif est décrit comme « hébergé et opéré en France ». Cependant, l’architecture combine des composants issus du cloud et des services Google, ce qui soulève des questions sur le degré réel d’indépendance face aux grandes plateformes.
Limites et ce qu’on ne sait pas encore
Le dispositif est en cours d’expansion et n’est pas universellement accepté par toutes les offres ou filiales des banques. L’état exact de l’interopérabilité entre les différents comptes et apps bancaires varie selon les partenaires. Par ailleurs, l’offre s’adresse principalement aux commerçants partenaires, ce qui peut limiter l’expérience utilisateur lorsqu’on n’est pas client d’une banque associée.
Pour terminer
b.connect illustre une approche passwordless portée par des banques historiques, mais il faudra suivre l’étendue de l’indépendance technologique et l’évolution de la liste des partenaires. La question clé demeure : ce modèle peut-il véritablement réduire les mots de passe tout en restant neutre vis-à-vis des grandes plateformes cloud ?