AfriNIC accuse un broker IP de tenter de le paralyser AfriNIC dénonce des tentatives de paralysie orchestrées par Cloud Innovation. AfriNIC, le registre régional d’adresses IP couvrant l’Afrique, alerte sur des tentatives de perturbation menées par Cloud Innovation.
AfriNIC, le registre régional d’adresses IP couvrant l’Afrique, alerte sur des tentatives de perturbation menées par Cloud Innovation. Dans une communication du 12 mars, AfriNIC décrit « l’intention de perturber et/ou de paralyser le seul registre Internet régional d’Afrique » et appelle ses membres à rester vigilants. La question survient après des épisodes remontant à septembre dernier, lorsque AfriNIC pensait avoir franchi une étape en renouvelant son bureau.
La confrontation s’inscrit dans une guerre des IPv4 qui n’a pas trouvé de solution, notamment sur le continent africain, où Cloud Innovation Limited (CIL) et sa société associée Larus Ltd ont déjà été impliqués dans des litiges et des campagnes de désinformation. AfriNIC précise que ces actions visent des obstructions procédurales, des contestations électorales, et des mesures de tutelle décidées par la justice mauricienne avant le renouvellement du bureau.
Selon le registre, les actes incluent une contestation de l’élection, une prolongation de la mise sous tutelle, des blocages sur l’attribution d’adresses IP et une injonction en cours qui interdit l’attribution d’IP. Des campagnes de désinformation et des pressions sur la gouvernance du registre viennent s’ajouter à un paysage déjà complexe.
Les éléments clés des litiges et campagnes
- Contestations et tutelle : contestation de l’élection du bureau et prolongation de la mise sous tutelle par décision de justice mauricienne.
- Blocages d’attributions IP : obstructions à des attributions d’adresses IP récentes.
- Injonctions et désinformation : injonction en cours et campagnes de désinformation associées.
- Impact sur la gouvernance : tentatives de faire échouer les réformes de la gouvernance et la modernisation du registre.
Le registre rappelle que ces actions compliquent la gestion des ressources IP et mettent à l’épreuve les mécanismes de coordination entre opérateurs, régulateurs et communautés techniques impliquées dans la gouvernance d’Internet en Afrique.
Le dossier a aussi retenu l’attention de l’ICANN, qui a pris position face à une demande de liquidation d’AfriNIC, rappelant le cadre international de la gouvernance et les règles entourant les ressources critiques comme les adresses IP.
AfriNIC invite ses membres à rester actifs et vigilants pour défendre l’intégrité du registre, face à des tentatives de perturber les actifs d’adresse IP et les mécanismes de gouvernance. Les attaques et procédures en cours exigent une attention soutenue et une coopération renforcée entre les acteurs techniques et les autorités compétentes.
Si le récit est documenté, certaines inconnues subsistent: l’étendue exacte des campagnes de désinformation, les suites juridiques prévues et l’impact à moyen terme sur l’allocation d’adresses IP en Afrique. Le dossier illustre toutefois la sensibilité des mécanismes de gouvernance face à des acteurs privés qui utilisent les litiges comme arme.
Pour terminer
La vigilance demeure essentielle: le paysage IPv4 en Afrique reste en mouvement et les prochains mois diront si AfriNIC peut stabiliser sa gouvernance et les allocations IP malgré les pressions externes.