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Cybersécurité
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96 % des demandes de retrait ciblent des contenus pédopornographiques

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96 % des demandes de retrait ciblent des contenus pédopornographiques En 2025, 96 % des retraits contrôlés visent des contenus pédopornographiques; le terrorisme recule et l’action dépend fortement des moyens disponibles. Les demandes administratives de retrait de contenus, majoritairement émises par l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et contrôlées par une personnalité qualifiée, ont augmenté de 8,7 % entre 2024 et 2025.

Les demandes administratives de retrait de contenus, majoritairement émises par l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et contrôlées par une personnalité qualifiée, ont augmenté de 8,7 % entre 2024 et 2025. Dans la quasi-totalité des cas, elles visent des contenus pédosexuels, selon le rapport publié le 21 avril par l’Arcom. Le phénomène s’accompagne d’un recul notable des contenus terroristes.

96 % des retraits contrôlés concernent des contenus pédopornographiques

Selon le rapport de l’Arcom, environ 96 % des demandes de retrait contrôlées par la personnalité qualifiée en 2025 visent des contenus pédopornographiques. Cette proportion demeure élevée malgré l’augmentation générale du volume des demandes, qui progresse de 8,7 % entre 2024 et 2025.

Concrètement, les retraits liés à des contenus pédocriminels augmentent de 12 % entre 2024 et 2025, tandis que ceux concernant le terrorisme baissent d’environ 40 % par rapport à 2024, et de 84 % par rapport à 2023.

« Les contenus à caractère pédopornographique demeurent largement majoritaires dans les demandes de retrait par rapport aux contenus à caractère terroriste, puisqu’ils représentent environ 96 % des demandes de retrait contrôlées par la personnalité qualifiée en 2025 », explique le rapport.

Des mécanismes et des effets opérationnels expliqués

La personnalité qualifiée rappelle que 0,23 % des demandes de retrait donnent lieu à une demande de blocage, contre 0,61 % en 2024. Le blocage peut intervenir lorsque le retrait n’est pas effectué dans les 24 heures, en appelant les fournisseurs d’accès à internet à bloquer les contenus en ligne conformément à l’article 6.1 de la LCEN. L’hébergement d’images de tortures peut aussi faire l’objet d’un retrait selon l’article 5 de la loi SREN.

Pour effectuer ces contrôles, Laurence Pécaut-Rivolier est assistée d’une personnalité qualifiée suppléante et de deux des huit agents volontaires pour manipuler les postes de visionnage. Les séances durent au maximum trois heures et permettent d’examiner environ 5 000 demandes adressées par l’OFAC à chaque session.

« En pédopornographie, la caractérisation ne nécessite qu’une à deux secondes », précise l’Arcom. L’équipe indique aussi ne pas disposer d’un outil spécifique pour le traitement global.

Contexte et limites : ce qu’on sait et ce qu’on ignore encore

Une partie des contenus retirés l’est grâce à des signalements d’associations ou de particuliers, mais l’essentiel reste détecté par les équipes de l’OFAC. Le niveau d’activité dépend fortement des moyens financiers alloués à l’organisme, qui influe sur la capacité à repérer et retirer les contenus problématiques.

Pour terminer

Les chiffres de 2025 dessinent une image claire : une part croissante des retraits porte sur des contenus pédopornographiques, et les retraits liés au terrorisme reculent. L’avenir dépendra de l’évolution des ressources et des réponses des plateformes pour accélérer les retraits et les blocages.

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