L’Allemagne impose ODF dans sa Deutschland Stack souveraine L’Allemagne impose l’ODF pour les documents publics dans sa Deutschland Stack, renforçant l’interopérabilité et les formats ouverts. L’ODF—Open Document Format—devient le standard imposé par l’Allemagne pour l’enregistrement des documents dans sa Deutschland Stack, la pile souveraine destinée aux services publics.
L’ODF—Open Document Format—devient le standard imposé par l’Allemagne pour l’enregistrement des documents dans sa Deutschland Stack, la pile souveraine destinée aux services publics. Cette décision renforce l’interopérabilité et réduit la dépendance à un éditeur privé, selon les documents publiés en mars.
ODF et PDF : le socle de la Deutschland Stack
La Deutschland Stack vise à créer un socle technologique commun pour les systèmes d’information des administrations. Le cadre, présenté par l’IT-Planungsrat le 18 mars, repose sur quatre principes: mise en œuvre progressive, interopérabilité garantie par un socle technique, recours à l’IA encadré par des standards et préférence pour des solutions achetées sur le marché européen avec des licences open source pour les développements fédéraux ou régionaux. Deux formats dits normatifs sont évoqués: PDF/UA et ODF.
« Il ne s’agit pas d’une recommandation ou d’une préférence, il s’agit d’une obligation », jubile Florian Effenberger, directeur exécutif de la Document Foundation.
Ce que cela change pour l’administration et les fournisseurs
Les règles imposent que les solutions choisies privilégient le marché européen et utilisent des licences open source pour les développements réalisés via les agences fédérales ou régionales. Les quatre piliers de la Deutschland Stack renforcent l’interopérabilité et adoptent une logique DevOps/DevSecOps, tout en posant des normes techniques pour les échanges et la conservation des données.
- Interopérabilité : standardisation des échanges et conservation des documents.
- Formats ouverts : ODF et PDF/UA au cœur des exigences.
- Approvisionnement : privilégier des solutions européennes et des licences open source.
- Innovation et IA : cadre encadré par des standards communs.
Contexte et limites
Ce cadre peut évoluer jusqu’à 2028, horizon fixé comme premier palier de mise en œuvre. Cette initiative pourrait inspirer d’autres pays européens, alors que la France et certaines collectivités avancent aussi sur l’usage des logiciels libres et des formats ouverts dans des projets locaux (Lyon, Échirolles).
Pour terminer
En plaçant les formats ouverts au cœur de sa gouvernance, l’Allemagne montre une trajectoire où souveraineté numérique et interopérabilité avancent ensemble — une dynamique à suivre de près en Europe.