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Propagande et gamification : la guerre en Iran et les jeux vidéo

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Propagande et gamification : la guerre en Iran et les jeux vidéo La propagande et gamification de la guerre en Iran mêle images réelles et codes du gaming, avec des conséquences humaines qui restent dramatiques. La propagande et gamification de la guerre en Iran prennent une dimension inédite sur les réseaux sociaux.

La propagande et gamification de la guerre en Iran prennent une dimension inédite sur les réseaux sociaux. Depuis le déclenchement du conflit, la Maison Blanche diffuse des vidéos qui mêlent frappes réelles et extraits de jeux comme GTA, Call of Duty ou des titres Wii, tandis que les conséquences humaines restent bien réelles sur le terrain.

Une campagne qui mêle images réelles et codes du jeu vidéo

Sur X, puis sur d’autres plateformes, ces montages visent à montrer l’efficacité militaire et à influencer l’opinion publique. L’opération est nommée « Epic Fury », et certaines vidéos associées à Call of Duty ont été retirées après critiques publiques.

Quand les memes et les codes gaming entrent dans le récit public

Des observateurs estiment que la communication du gouvernement emprunte les codes du gaming pour susciter l’adhésion. CNN a qualifié ces messages de tentatives de traitement de la guerre comme d’un jeu, tandis que Steven Cheung, le responsable communication, a réagi en utilisant l’expression « W’s in the chat, boys ! ».

Par ailleurs, la Maison Blanche a varié les formats, intégrant aussi des vidéos sur Instagram avec des reprises modifiées de chansons célèbres, comme « Boom Boom » de John Lee Hooker.

Réactions et réalité du terrain

La stratégie médiatique vise à démontrer l’efficacité des frappes, mais l’opinion publique demeure partagée. Des analystes expliquent que le récit public peut être déconnecté des réalités du terrain, où les images montrent des écoles touchées et des vies brisées.

Les images et les retours des médias indépendants

La BBC a identifié sur images satellitaires des frappes touchant des écoles, l’hôpital Gandhi de Téhéran et le palais du Golestan, site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le 11 mars, le New York Times a confirmé les doutes sur les frappes et attribué le bombardement d’une école de Minab à une utilisation de données obsolètes, faisant au moins 175 morts, majoritairement des enfants.

Riposte iranienne et réemploi des symboles

En réaction, le régime iranien a utilisé des codes visuels issus du gaming pour commenter la situation. Une vidéo met en scène Minab et le bombardement via des LEGO, tandis qu’une autre présente le « retour de Khamenei » face à Donald Trump, symbolisant les dynamiques de pouvoir et de représailles.

Pour terminer

Cette dynamique montre que les images et les codes du gaming peuvent influencer la perception publique, même lorsque les faits sur le terrain restent tragiques. Il sera crucial de suivre comment la communication officielle évolue face à la réalité et à l’évolution du conflit.

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