Appuyez sur ÉCHAP pour fermer

Startups & Business
4 min de lecture

Amazon rachète Globalstar pour viser Starlink en téléphonie satellite

Partager :

Amazon rachète Globalstar pour viser Starlink en téléphonie satellite Amazon rachète Globalstar pour accélérer Leo et viser Starlink dans la téléphonie satellite.

Dans le secteur des communications par satellite, la téléphonie satellite prend une tournure stratégique majeure: Amazon confirme l’acquisition de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars afin d’intégrer cette capacité à sa constellation Amazon Leo. L’objectif est clair: accélérer une offensive contre Starlink sur le segment clé des communications mobiles par satellite.

Amazon acquiert Globalstar et accélère son offensive vers Starlink

Globalstar, fondée en 1991 et aujourd’hui propriétaire d’une mini-constellation d’une vingtaine de satellites, rejoint la plateforme d’Amazon Leo. Avec cette opération, le géant du commerce en ligne complète ses capacités en orbite basse et se donne les moyens d’entrer plus fortement sur le marché de la téléphonie satellite. Leo a déjà lancé 240 satellites depuis avril, mais l’objectif demeure ambitieux: l’entreprise vise des milliers de satellites pour soutenir des centaines de millions de terminaux à travers le monde.

Pour l’heure, l’écosystème de Globalstar va s’ajouter à Leo afin de mieux concurrencer Starlink, qui compte plus de 10 000 satellites. La FCC a d’ailleurs autorisé SpaceX à déployer jusqu’à 7 500 satellites supplémentaires, renforçant ainsi la compétition. Amazon annonce un lancement commercial début 2028 avec un service « Direct-to-Device » (D2D) destiné à proposer une offre complète voix-données-messaging via satellite.

  • Acquisition : achat de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars et intégration des satellites existants.
  • Concurrence : Starlink compte une flotte bien plus dense et recevra davantage d’autorisations de placement satellite.
  • Direction commerciale : service D2D prévu pour 2028 visant une connectivité satellite intégrée pour les smartphones.

Direct-to-Device et l’essor de la téléphonie satellite

Amazon Leo prépare une offre de téléphonie satellite complète, couvrant voix, données et messagerie. Les satellites « nouvelle génération » promettent des débits plus élevés et de meilleures performances globales par rapport aux systèmes existants. Le modèle Direct-to-Cell est en discussion autour de l’interaction entre smartphones et satellites, idea déjà explorée par Starlink Mobile, qui exploite 650 satellites pour envoyer des messages dans les zones sans couverture cellulaire.

Plusieurs pays bénéficient déjà d’un accès à ce type de services souscrits par Starlink, comme les États‑Unis, le Canada, l’Australie ou l’Ukraine. Des opérateurs européens ont signé avec Starlink, à l’exception notable de la France, où l’Arcep a autorisé des usages autour de l’accès internet par satellite et où Orange a exprimé des incompréhensions vis‑à‑vis de ce déploiement. En parallèle, certains acteurs locaux envisagent des solutions de messagerie et de localisation via satellite dans des situations d’urgence.

Apple et l’épine dorsale du projet

Dans ce contexte, le rôle d’Apple n’est pas neutre. Le constructeur de Cupertino s’est engagé depuis 2022 dans le financement et l’usage des services par satellite, après avoir intégré une fonction SOS par satellite à l’iPhone 14 et avoir précisé que 85 % de l’infrastructure Globalstar était dédié à Apple. Avec une participation estimée à 20 % du capital de Globalstar, Apple pourrait influencer les usages futurs des services satellites associant iPhone et Apple Watch.

Greg Joswiak, vice‑président du marketing chez Apple, a évoqué le fait que les utilisateurs « continueraient d’avoir accès aux fonctionnalités satellites essentielles ». En dehors de l’urgence SOS, l’écosystème peut permettre l’envoi d’informations vers des contacts d’urgence, le partage de position via Localiser, ou une assistance routière selon les pays.

Ce que cela change et les limites à surveiller

La mise en place d’un service de téléphonie satellite à l’échelle mondiale dépendra de l’équilibre entre capacités techniques, coûts et régulations. Si l’objectif est ambitieux — des milliers de satellites et des milliards d’appareils connectés — les obstacles techniques, la gestion de l’aval des opérateurs et les enjeux réglementaires restent importants. La concurrence avec Starlink est féroce et s’appuie autant sur l’emprise réseau que sur les partenariats et les cadres juridiques nationaux.

Pour terminer

La combinaison entre l’acquisition de Globalstar, l’expansion de Leo et l’alliance potentielle avec Apple dessine une réorientation majeure du paysage des télécommunications spatiales. Reste à voir comment ces plans seront mises en œuvre dans les prochaines années et si l’offre Direct-to-Device saura trouver son public face à Starlink et d’autres concurrents émergents.

Score SEO
82/100