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Addiction aux réseaux sociaux : Meta et YouTube jugés responsables

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Addiction aux réseaux sociaux : Meta et YouTube jugés responsables Kaley G. obtient gain de cause contre Meta et Google; le verdict pourrait influencer d’autres affaires similaires sur l’addiction aux réseaux sociaux. Addiction aux réseaux sociaux: Meta et YouTube ont été jugés responsables d’effets sur la santé mentale d’une mineure.

Addiction aux réseaux sociaux: Meta et YouTube ont été jugés responsables d’effets sur la santé mentale d’une mineure. En Californie, le verdict prononcé par la Cour supérieure de Los Angeles a imposé des indemnités aux deux groupes, ouvrant potentiellement une jurisprudence pour des affaires similaires sur l’addiction des jeunes à ces plateformes.

Contexte du procès et verdict

Kaley G. M., aujourd’hui âgée de 20 ans, et sa mère ont poursuivi Google et Meta. Le jury a retenu Meta à 4,2 millions de dollars et YouTube à 1,8 million, au titre de dommages-intérêts liés à l’addiction présumée lorsqu’elle était mineure.

La plaignante avait ouvert son compte Instagram à 9 ans, alors que l’application n’exigeait pas encore la date de naissance lors de l’inscription. Lors du procès, Mark Zuckerberg a défendu la politique de Meta envers les préadolescents, déclarant qu’il était possible que des jeunes mentent sur leur âge pour accéder aux services.

L’avocat de Kaley, Mark Lanier, a mis en lumière une recherche interne qui aurait été enterrée lorsque ses résultats n’étaient pas alignés avec les intérêts de l’entreprise.

« si nous voulons vraiment gagner auprès des adolescents, nous devons les attirer dès leur préadolescence », indiquait un document interne de Meta datant de 2018.

Selon le New York Times, l’avocat a souligné les risques pour les mineurs et l’importance d’un cadre plus strict, alors que Google et Meta ont soutenu que les poursuites relevaient du cadre de l’article 230 du Communications Decency Act, protégeant les plateformes des contenus publiés par les utilisateurs; les juges ont toutefois rejeté cet argument et autorisé l’instruction à poursuivre, ouvrant la voie au verdict.

Kaley répondait qu’elle était présente sur les réseaux sociaux tous les jours et que « je ne peux tout simplement pas m’en passer ». Son avocat a cité un document interne datant de 2018 affirmant que « si nous voulons vraiment gagner auprès des adolescents, nous devons les attirer dès leur préadolescence ».

À l’époque, Snap et TikTok figuraient aussi dans les visés, mais ils ont négocié des accords confidentiels. Le procès arrive peu après qu’une autre affaire a conduit Meta à une amende de 375 millions de dollars pour des outils jugés dangereux pour la santé mentale des mineurs.

Selon Reuters, les deux groupes prévoient d’interjeter appel. Si la décision est confirmée, elle pourrait influencer près de 2 500 autres procès visant les quatre géants des réseaux sociaux, comme le rapporte Courthouse News. « Cette affaire repose sur une mauvaise compréhension de YouTube, qui est une plateforme de streaming conçue de manière responsable, et non un réseau social », a réagi un porte-parole de Google.

« Nous voulions que Meta et Google comprennent que cela n’était pas acceptable », a déclaré une jurée à Courthouse News, tout en précisant que leversement échelonné relevait d’un souci pratique pour l’absorption des fonds.

Conséquences et cadre légal

Ce verdict s’inscrit dans un contexte où les poursuites visant les plateformes de réseaux sociaux se multiplient et où les questions de santé mentale chez les mineurs restent centrales. L’amende antérieure de Meta et les intentions d’appel pourraient influencer le déroulement des procédures futures et la manière dont les tribunaux évalueront la responsabilité des plateformes face à leurs mécanismes d’algorithmes et de recommandation.

Snap et TikTok avaient été visés mais ont opté pour des accords confidentiels. Le dossier montre aussi que les défenseurs des grandes plateformes tentent de différencier les services autonomes (YouTube en tant que plateforme de streaming) des réseaux sociaux dans leurs arguments de responsabilité.

Pour terminer

Ce cas illustre une tension croissante entre la conception des plateformes et la protection des jeunes utilisateurs. La suite des procédures, notamment les appels, sera déterminante pour savoir si ce verdict peut réellement influencer une jurisprudence plus large et orienter les pratiques des réseaux sociaux en matière d’âge et de recommandation.

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